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4918 ORGANISATION ET DIVISIONS DU CHRISTIANISME

Publié le 14/04/2025 à 05:56 par cafenetphilosophie Tags : centerblog sur roman place monde chez histoire centre demain femmes divers art

Rubrique "Les grandes religions". Suite du billet N°4911.

 

Extrait dePhilosophie pour tous, Tome I, A.MENDIRI, Amazon.

 

Prochain billet demain mardi 15 avril





 

Comme toutes les grandes religions, le Christianisme suppose édifices, rites, institutions. Les édifices religieux chrétiens sontdivers, cette diversité étant liée à l'histoire du christianisme et à ses divisions. Les églises catholiques ont souvent une forme de croix et comportent habituellement une salle rectangulaire, divisée en nefs par des colonnes, où se tiennent les fidèles. Dans les basiliques de rite oriental, le chœur est séparé de la nef par une iconostase, cloison couverte d'icônes et possèdent souvent des coupoles. Les Temples protestants se caractérisent par leur caractère très dépouillé et non recherché sur le plan architectural.



   Ce n'est pas le cas des édifices catholiques et orthodoxes marqués au contraire par une grande richesse architecturale.  En Occident, au VIII° et au IX° siècle, se développe l'artroman, inspiré des Romains, avec la voûte de pierre en berceau. Les églises romanes étant sombres, la recherche d'une meilleure lumière conduit à l'invention, au XII° siècle, de l'art ogival. Les voûtes deviennent indépendantes les unes des autres et l'allègement permet d'évider les murs pour insérer les vitraux après l’époque romane. C'est le début de l'art gothique symbolisé par Vézelay ouParis. Sous la Renaissance, on invente des coupoles très hautes, reprises avec succès dans l'art baroque. Aujourd'hui, l'architecture religieuse intègre l'esthétique et les matériaux contemporains comme en témoigne la cathédrale d'Evry. Incontestablement, les édifices religieux catholiques et orthodoxes, tant dans leur architecture extérieure que dans leurs aménagements intérieurs (vitraux, triptyques, stalles dans les chœurs où prennent place les religieux etc.) ont alimenté et dominé l'art de manière exceptionnelle pendant un millénaire, faisant de la beauté le reflet et l'expression mêmes de la transcendance.



  Les différentes églises chrétiennes possèdent un clergé. Concernant catholiques et orthodoxes, on distingue le clergé séculier (prêtres, évêques) du clergé régulier (les moines et les moniales). La plupart du temps, les membres du clergé régulier vivent à l'écart du monde dans des monastères pour les hommes et dans des couvents pour lesfemmes. Il est donc ouvert aux deux sexes. Ils obéissent à une "règle" qui varie en fonction des ordres considérés. Certains moines sont prêtres, c'est-à-dire peuvent célébrer les offices. Le clergé séculier est strictement masculin chez les catholiques et les orthodoxes et obéit à la hiérarchie des Eglises, c'est-à-dire aux évêques.



   Le clergé chrétien s'est caractérisé et aujourd'hui encore par des statuts très variables à propos du célibat de ses membres.  Jusqu'au XI° siècle, le mariage des prêtres est encore la norme, en dépit de recommandations en faveur du célibat, surtout à partir du IV° siècle. Le concile de Trente en 1530, qui organise la Contre-Réforme afin de répondre à la dissidence protestante, établit de manière stricte le célibat des prêtres dans l'Eglise de rite latin. En effet, dans les Eglises catholiques de rite oriental, des hommes mariés peuvent devenir prêtres. L'établissement du célibat est une mesure d'ordre disciplinaire plus que doctrinale qui poursuit deux objectifs : réagir contre la dégradation des mœurs très marquée au Moyen-Âge et dénoncée par Luther au XVI° siècle et pour des raisons économiques, les autorités de l'Eglise craignant que se constituent des familles sacerdotales héréditaires qui s'approprieraient peu à peu les biens de l'Eglise.



  En Orthodoxie, il est possible d'ordonner des hommes mariés. Cependant les évêques sont choisis parmi les célibataires ou les veufs, et en particulier parmi les moines. En revanche, les différentes Eglises protestantes possèdent des pasteurs non soumis au célibat et dont la fonction est ouverte aux deux sexes.



  Notons que les bases doctrinales du célibat sont fragiles. Les apôtres du Christ étaient mariés. Le mariage était la règlechezles rabbins et certains disent que si le Christ lui-même n'était pas marié c'est dans la mesure où il était lié par un vœu non définitif en vue de réaliser sa mission, ce qu'on appelaitchezles juifs le "naziréat", vœu qui pouvait prendre fin dès que la mission était réalisée.



   Enfin, l'Eglise de rite latin ou catholique est dirigée par l'évêque de Rome, fonction plus connue sous le terme de papauté. Toutes les divisions qu'a connues le Christianisme depuis les origines sont liées pour une large part à cette institution. C'est ainsi qu'en 1054, a lieu le grand schisme entre les Eglises d'Occident et les Eglises d'Orient. Pour l'essentiel, il s'agit d'un schisme qui n'a pratiquement aucun contenu théologique mais qui est surtout dû à une différence de conception de l'exercice de l'autorité au sein de l'Eglise. L'Orient refusait l'autorité centralisatrice de la papauté. D'ailleurs les Eglises orthodoxes ont chacune leur patriarche et elles sont autonomes dans leur pays.



  Il en va de même concernant la naissance du protestantisme au XVI° siècle. Luther s'élevait contre la dégradation des mœurs au sein de l'Eglise et aux pratiques qu'il considérait comme indignes des pratiques religieuses, notamment le trafic des indulgences, c'est-à-dire du pardon de ses fautes contre rémunération. Il réclamait la tenue d'un concile, c'est-à-dire la réunion des évêques dumondeentier afin de réformer l'Eglise. Ce concile se tint mais beaucoup trop tard (il s'agit du concile de Trente), car entre-temps Luther, faute de réponse à sa demande, avait fondé une nouvelle Eglise, où seules les Ecritures faisaient autorité, sans les adjonctions apportées par l'Eglise et où se voyait banni tout culte des "saints". Le nom de protestant vient d'un incident historique : Charles Quint voulut bannir Luther de l'empire, mais six princes protestèrent, d'où le nom de protestants accolé aux fidèles de cette nouvelle Eglise.



  De même, l'anglicanisme, est-il de fait une tradition catholique nationale. Au XVI° siècle, le roi Henri VIII souhaitait divorcer. Le pape refusa d'annuler son mariage et l'excommunia. Henri VIII se fit alors désigner chef de l'Eglise d'Angleterre par le Parlement.



  Il n'est donc pas excessif de considérer que les différents schismes ont pour raison essentielle la question de l'autorité du Pape, question aggravée par la décision du concile de Vatican I en 1870 d'instaurer l'"infaillibilité papale" concernant les questions doctrinales. D'ailleurs, la question du rôle du pape ainsi que les règles disciplinaires régissant le clergé sont-elles au centre des débats actuels entre catholiques, orthodoxes et protestants en vue de rapprocher voire de réunifier l'ensemble des chrétiens.



  Quelles que soient leurs divergences, les deux grandes fêtes chrétiennes restent la célébration de la Résurrection du Christ le jour de Pâques et sa naissance, fixée à la Noël par la tradition et ce depuis la fin du IV° siècle. Notons que la tradition de la "crèche" dans les Eglises s'est généralisée à partir du XVI° siècle.   Elle repose pour l'essentiel sur l'évangile de Luc qui évoque les circonstances de la naissance de Jésus, déposé dans une mangeoire faute de place dans les auberges. Avec le temps, cette référence à la mangeoire s'est étendue à l'étable entière, sous l'influence notamment de St François d'Assise au XII° siècle, qui fut l'initiateur des crèches vivantes.