· 10 LA NOTION D'INSTINCT CHEZ L'HOMME . COURS.
· 9 LE STATUT DE LA CONSCIENCE SELON NIETZSCHE. COURS.
· 13 CROYANCES, RITES ET FÊTES DU JUDAÏSME
· NATURE HUMAINE ET CONDITION HUMAINE.
· 1 LES FONDEMENTS D'UNE DEMOCRATIE
· 10 LA FONCTION DU MYTHE
· 531 L'ART POUR L'ART OU ART ENGAGE?
· 5 LE BOUDDHISME: COMPARAISON AVEC L'HINDOUISME
· 12 MOÏSE, FONDATEUR DU JUDAÏSME
· 1 COURS DE PHILOSOPHIE: LA PHILOSOPHIE SPONTANEE.
· 289. INCONSCIENT PSYCHIQUE ET CONNAISSANCE DE SOI.
· 286. LES MANIFESTATIONS DE L'INCONSCIENT PSYCHIQUE.
· 411 LES SOURCES DE LA CONNAISSANCE HUMAINE.
· 2 COURS DE PHILOSOPHIE: LE ROLE DE LA RAISON.
· 8 LE STATUT DE LA CONSCIENCE SELON KANT ET PASCAL. COURS.
>> Toutes les rubriques <<
· 29 Cours: La nature de l'homme (15)
· 8 Les grandes religions (24)
· 36 Cours: L'Art. (14)
· 31Cours: L'inconscient. (6)
· 3 L'esprit démocratique (23)
· 2 Cours: Pourquoi la philosophie? (5)
· 7 Le phénomène religieux (16)
· 30 Cours: La morale. (11)
· 45 Extraits de textes philosophiques (15)
· 35 Cours: La politique. (22)
lecture livre image sur mer vie center saint monde mort demain dieu nature enfant éléments
Derniers commentairesj'aime
Par Anonyme, le 23.02.2026
Date de création : 26.02.2011
Dernière mise à jour :
23.02.2026
5260 articles
Rubrique "Libres commentaires liturgiques, Année II". Suite du billet N° 3733.
Extrait de "Commentaires philosophiques des textes de la liturgie catholique, Année II", A.Mendiri, Amazon, 08 €
Prochain billet demain lundi 21 juin.
TEXTES :
Lecture du livre de Job(Jb 38, 1.8-11)
Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit : « Qui donc a retenu la mer avec des portes, quand elle jaillit du sein primordial; quand je lui mis pour vêtement la nuée, en guise de langes le nuage sombre ; quand je lui imposai ma limite, et que je disposai verrou et portes ?
Deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (2 Co 5, 14-17)
Frères, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort. Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux. Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière maintenant nous ne le connaissons plus ainsi. Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.
Évangile selon saint Marc (Mc 4, 35-41)
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule. Le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
COMMENTAIRE :
« Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête » (Job) ; « Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine… Si …quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. » (St Paul) ; « « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (St Marc)
Ces textes mettent en scène des hommes confrontés à la peur, face en l’occurrence aux éléments déchaînés. Ce n’est évidemment qu’une image pour décrire les peurs que l’homme peut rencontrer au sein de son existence. Mais de quoi a-t-il peur ? De la mort évidemment. Car l’homme tient passionnément à la vie. Celle-ci lui apporte de multiples satisfactions physiques, morales, affectives, spirituelles, intellectuelles qui donnent un sens à sa présence au sein du monde. La plupart du temps, il est persuadé par le bon sens que cette vie est marquée par une finitude inévitable, insurmontable et in fine absurde.
Face à ces peurs, l’homme n’est pas nécessairement démuni. Il est certes un être de chair, à savoir une unité indissociable d’une âme et d’un corps, traversée par un violent désir de vie qui l’amène à tous les excès possibles, convaincu que la finitude est son horizon certain et indépassable.
Mais l’homme, créature à l’image de Dieu, est aussi le Temple de l’Esprit. Il est habité par la présence de la transcendance. Faut-il encore qu’il établisse un lien intérieur avec cet Esprit et qu’il devienne lui-même Esprit c’est-à-dire unité indissociable d’une âme et d’un corps en relation avec ce Dieu qui est en lui. Car si tel est le cas, alors il reprendra confiance, même au milieu des épreuves de la vie. Il les assumera avec le plus de dignité possible. Il aura la foi. Il accordera crédit à la promesse de Dieu qui lui est adressée et révélée au sein de l’intimité de son être.
En faisant cela, il laissera agir en lui l’action de la Providence divine en qui il mettra toute sa confiance. Et surtout, comme le proclame St Paul, « il ne se regardera plus simplement de manière humaine », il se reconnaîtra comme « enfant de Dieu », comme « une créature nouvelle », comme son héritier, comme celui qui en vivant selon les exigences de l’Amour-Agapè, conformément à la nature même de Dieu, est appelé à partager sa condition divine et son éternité. Et cette foi effacera toutes ses peurs.
A.Mendiri