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1990 THEOLOGIE ET NOTION DE NATURE

Publié le 29/03/2017 à 06:40 par cafenetphilosophie Tags : sur vie monde roman homme chez mort mode dieu nature cadre texte message pensée

 

 

Rubrique "Qu'est-ce que l'homme?". Suite du billet N° 1983.

 

Extrzait de Philosophie pour tous, A. Mendiri, Connaissances et Savoirs.

 

Prochain billet demain jeudi 30 mars.

 

 

   Comme nous l’avons noté lors du précédent billet consacré à la notion de nature, la théologie chrétienne et plus particulièrement catholique est structurée autour de cette idée, tout particulièrement depuis le XIII° siècle avec St Thomas d’Aquin.

 

          Pourquoi cette filiation avec ce grand théologien ? St Thomas d’Aquin est en effet un théologien. La théologie est un discours rationnel sur  Dieu.  Mais dans ce cas, contrairement à la démarche ordinaire de la métaphysique, la raison n’est pas la maîtresse d’œuvre. La raison est soumise à la foi, autrement dit à un certain nombre de croyances héritées de la Tradition, qui, elle-même est fondée sur le témoignage d’un certain nombre de contemporains de Jésus de Nazareth, reconnu comme le Christ, c’est-à-dire comme Dieu  incarné, tout à la fois entièrement homme et entièrement Dieu. Les Evangiles constituent les textes les plus emblématiques où se voit consigné le message  de ce personnage central de l’histoire, de par l’impact qu’il a pu avoir, impact qui perdure de nos jours encore.

 

     Les Evangiles sont eux-mêmes, à certains égards, des textes théologiques et non historiques. Ils ne peuvent se comprendre que si l’on prend en compte la croyance en la Résurrection du Christ, trois jours après sa crucifixion. Que cette croyance soit réelle ou illusoire, peu importe ici. Ce qui est certain, c’est que des dizaines, voire des centaines de témoins, dispersés dans l’espace et dans un temps court certes mais non de manière instantanée, ont été persuadé que le Christ leur est apparu après sa mort et ce, tout à la fois sous une forme identique et différente de celle qu’ils avaient connue de son vivant. Cette conviction, succédant à l’abattement et au désenchantement ayant accompagné sa mort, a été soutenu jusqu’au martyr et à la mort inclus. Cela nous semble exclure tout à la fois les hypothèses du délire psychiatrique ou pire, du mensonge délibéré.

 

   Ce rappel est important. Car les Evangiles doivent être lus à la lumière de cet évènement supposé, hors du commun. Toute la vie, les gestes, les paroles de Jésus de Nazareth, sont réinterprétés à la lumière de la Résurrection. Celle-ci témoigne à leurs yeux, qu’il ne s’agit plus d’un prophète, aussi grand soit-il, mais de Dieu  lui-même. Dès lors les Evangiles, et les autres textes du Nouveau testament, en particulier les Epîtres ou les Lettres de St Paul, constituent en vérité des textes théologiques où sont rassemblés les témoignages de cette « divinité » supposée et où sont interprétés à la lumière de cette conviction les paroles, les gestes, la vie de celui qui n’est plus simplement Jésus de Nazareth mais qui est devenu le Christ, le Dieu   incarné en homme.

 

    Comme tous ceux qui ont été en contact avec ces textes le savent bien, les Evangiles, même si ce sont des textes théologiques, des textes qui disent quelque chose sur Dieu  lui-même, ne ressemblent en rien à un traité rationnel, à un texte théorique. Dieu  est censé se manifester et se dire à travers des situations de vie et à travers des images que l’on a coutume d’appeler des paraboles. Or, la forme et la nature de ces textes s’exposaient à deux dérives essentielles, à savoir la multiplicité des interprétations, notamment sur la nature du Christ et sur le sens de sa mission d’une part et sur un problème de compréhension et de communication avec un univers occidental dominé par la pensée philosophique rationnelle. C’est ce qu’on désigne de nos jours par l’idée d’acculturation, autrement dit de transposition dans les normes d’une culture donnée d’éléments de pensée issus d’une autre culture, d’une autre approche, de conceptions du monde différentes pour ne pas dire initialement étrangères l’une à l’autre.

 

  Ce sont ces deux préoccupations – fixer le sens du  message, le traduire à l’aide des outils de pensée de l’Occident- qui ont conduit à fonder et à développer la théologie chrétienne. Rappelons, pour s’en tenir à ces seuls exemples, que le dogme de la Trinité, celui de l’Incarnation (Dieu  fait homme), l’idée de « péché originel » etc. ne se trouvent pas, littéralement parlant, au sein des textes évangéliques, mais sont uniquement des constructions théologiques.

 

   Or, dans quelle tradition philosophique ou rationnelle les théologiens pouvaient-ils puiser leurs sources ? Evidemment chez les philosophes grecs et en particulier chez Aristote qui a dominé la pensée occidentale -et arabe- jusqu’au XVII° siècle, soit pendant vingt -deux siècles, à telle enseigne que la fameuse expression d’ « argument d’autorité », c’est-à-dire d’argument incontestable, d’argument qui clôt l’interrogatoire, se référait directement à Aristote (« Aristote a dit… sous-entendu, donc c’est vrai).

 

   St Thomas d’Aquin ne fait que tenter de transposer les textes bibliques et plus particulièrement ceux du Nouveau Testament (Evangiles, Epîtres) dans les termes de la philosophie d’Aristote. Cette conception philosophique était conçue comme moyen, comme mode de langage permettant de saisir du point de vue de la raison un message   initialement en-dehors de cette sphère de pensée propre à l’Occident.

 

  C’est dans le cadre de cette entreprise que la notion de nature, centrale chez Aristote, devient un des fils directeurs de l’interprétation proposée par St Thomas d’Aquin. C’est à ce titre que pour saisir l’origine et les fondements rationnels de la position de l’Eglise catholique sur des questions aussi diverses que la contraception, l’homosexualité, l’euthanasie etc. il faut avoir en mémoire cette notion grecque de nature. Mais est-ce la seule interprétation des textes en question ? Est-ce même la plus fidèle et la plus proche de l’esprit évangélique ? Ce sont à ces interrogations que nous nous efforcerons de répondre lors d’un prochain billet.

A. Mendiri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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