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Date de création : 26.02.2011
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3 RELIGION ET SCIENCE

Publié le 19/05/2011 à 14:00 par cafenetphilosophie Tags : histoire vie monde homme nature éléments livres

    La religion est la seule dimension culturelle qui voie sa pérennité contestée par certains courants d'opinion. Le siècle des Lumières a eu tendance à croire et à espérer que les progrès de la raison permettraient d'apporter des réponses aux grandes questions que se pose l'humanité, conduisant en conséquence à l'effacement progressif des différentes religions. Nous avons vu lors du précédent billet que cet idéal, qui ne faisait que prolonger celui du grand siècle Grec (V° siècle av. JC) s'était heurté à la réalité historique. Depuis Kant, à tort ou à raison, la tradition philosophique a majoritairement renoncé à cette ambition de substituer le savoir à la foi.

 Il n'en est pas encore de même à propos de la science moderne et contemporaine telle qu'elle s'est puissamment développée depuis le XVII° siècle. Ses progrès ont été spectaculaires et les applications techniques directes ou indirectes qu'elle a autorisées ont persuadé nombre de contemporains que les religions avaient fait leur temps et qu'il suffisait d'attendre de nouveaux progrès de cette dernière pour que l'humanité dissipe toutes les énigmes de l'univers, de la vie et concernant le cours des choses.

Il s'agit d'idées peu fondées et qui témoignent de l'ignorance des personnes concernées quant aux statuts respectifs de la religion et de la science. Tout lycéen qui découvre en classe terminale les premiers éléments de l'enseignement philosophique sait que les finalités de la religion et de la science sont radicalement différentes. Elles ne sont pas concurrentes pour la raison simple qu'elles ne parlent pas des mêmes choses. Il est classique de dire que la science a pour objectif d'expliquer comment fonctionne le monde, quelles sont ses lois, et connaissant les lois en question comment il est éventuellement possible de les exploiter techniquement. Mais la science reste muette sur la question des valeurs et du sens, que ce soit sur le plan moral, politique, esthétique, métaphysique. Par exemple, la science peut expliquer en quoi consiste le clonage reproductif d'un être vivant, quels sont les mécanismes qui entrent en ligne de compte, éventuellement la technique pourra trouver des moyens d'effectuer le clonage sur l'espèce humaine, mais ni la science, ni la technique ne sont en capacité de nous dire si on peut, si on doit tenter cette aventure. Il ne s'agit pas en l'occurrence de pusillanimité de leur part, d'une forme de prudence excessive mais d'une incompétence radicale. Car la science ne peut intervenir que si le problème soulevé est susceptible de faire l'objet d'expérimentation et de mesure. Ce n'est pas le cas à propos du problème évoqué qui est d'ordre qualitatif et non d'ordre quantitatif et purement fonctionnel.La science reste étrangère à la question des valeurs, de ce qui est"bien" ou de ce qui est"mal".

Il en va de même à propos de toutes les questions qui concernent le sens, c'est-à-dire toutes les questions relatives aux raisons d'être ou à l'absence de raisons d'être du monde, de la vie, de l'homme etc. La science explique comment fonctionne l'univers, décrit  les facteurs ou les causes de son évolution, il ne peut se prononcer pour savoir si tous ces processus ont un sens, autremment dit une direction précise et un intérêt quelconque. 

A ce titre, il est absurde comme le font certains positivistes (courant philosophique proclamant que seule l'explication scientifique mérite d'être prise en considération) ou certains intégristes religieux, notamment aux Etats-Unis, de mettre en concurrence ou en opposition l'explication scientifique de l'évolution des êtres vivants conduisant à l'homme et les mythes bibliques contenus au cours des deux premiers livres de la Genèse. Car ils ne se situent pas sur le même plan.  La science s'intéresse à des faits, à leurs causes, à leurs enchaînements alors que par nature un mythe est un produit de l'imagination humaine en fonction d'une culture donnée pour traduire de manière humaine une intuition ou prétendue intuition du sens divin du monde, sens qu'il est possible de se dévoiler si, comme le croient les croyants il y a en l'homme plus que l'homme, il y a en lui une présence divine que tout être humain est invité à rencontrer et à  faire l'expérience.

  Ainsi, n'ayant pas, par la force des choses, les mêmes objectifs, ne traitant pas des mêmes questions, ayant chacune pour leur part leurs compétences respectives pour les domaines qui les concernent et une incompétence avérée pour les questions abordées par l'autre domaine, religion et science ne sont pas incompatibles et encore moins concurrentes.