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19 L'ORIGINALITE DU MESSAGE CHRETIEN

Publié le 24/08/2011 à 16:40 par cafenetphilosophie Tags : pensée coeur homme création vie enfants message nature mort cadre dieu islam

    Lors de notre précédent billet, nous avions noté que le fait ou présumé tel de la "Résurrection" du Christ est la pierre d'angle du message chrétien. Certes, le christianisme n'a pas le monopole de l'idée de Résurrection. Cette idée est communément partagée par les trois monothéismes, le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam. A vrai dire la croyance en la Résurrection s'est développée au sein de la religion juive vers le II° siècle av. JC. 

    L'idée de Résurrection ne doit pas être confondue avec celle de vie après la mort. Car cette dernière idée est commune à toutes les religions et est à l'origine de la notion d'âme, autrement dit d'une dimension de l'homme qui perdure au-delà de la mort du corps. La Résurrection ajoute une idée nouvelle: elle signifie que l'homme est appelé à connaître une vie nouvelle, mais corps et âme indissociables. D'ailleurs, la langue hébreu ne connaît pas de mots spécifiques pour désigner et pour distinguer le "corps" et "l' âme". Ils possèdent des expressions "corporelles" pour évoquer la vie spirituelle et des expressions spirituelles pour évoquer des caractéristiques corporelles. Cette distinction et cette séparation radicales du corps et de l'âme sont reprises par les Grecs sur le plan rationnel, tout particulièrement dans le cadre de la pensée platonicienne. Bien entendu, cette vie nouvelle n'est pas un retour à la vie terrestre. Il s'agit vraiment d'une vie autre, inconnue, impensable mais dotée d'une plénitude sans rapport avec les formes de vie actuelle. C'est en ce sens que les chrétiens promettent la résurrection non des âmes mais de la "chair", ce terme ne renvoyant pas à la notion de corps mais à l'homme total, corps et âme.

 Quel est dans ce cadre l'originalité de l'idée chrétienne de Résurrection? Comme nous l'avons antérieurement exposé, le textes évangéliques font de Jésus de Nazareth Dieu lui-même qui s'est incarné, Dieu qui s'est fait homme, bref le Christ, "l'envoyé de Dieu ou le messie" qui est présenté comme pleinement homme et pleinement Dieu. Il ne s'agit pas ici de deux natures distinctes et superposées mais d'une même nature où la dimension humaine et la dimension divine s'avèrent unies et indissociables. Car l'idée d'Incarnation est vraiment le propre du Christianisme. Cela signifie que Dieu se fait librement et gratuitement homme afin que l'homme puisse éventuellement et librement accéder ainsi à cette nouvelle nature lui permettant de partager la plénitude attachée à la vie divine, plénitude introduite par cet acte d'Incarnation, plénitude qui lui serait inaccessible sans cela. L'idée d'Incarnation est totalement étrangère aux deux autres monothéismes qui considèrent cette croyance comme une véritable hérésie, dans la mesure où Dieu est le "Tout autre", l'impensable, l'inconcevable et qu'il ne saurait s'abaisser à devenir homme ou une autre créature quelconque.

  Or, l'idée d'Incarnation est la clef qui permet de comprendre la résurrection du Christ. Car, n'étant pas qu'un homme, il est logique en quelque sorte que sa dimension divine puisse s'exprimer. Dès lors, le Christ témoigne par sa Résurrection qu'il est vraiment Dieu fait homme et pas seulement un homme. C'est là la seconde originalité de l'idée de Résurrection dans le cadre du Christianisme puisque nous avons affaire ici à une Résurrection "réelle", "effective" et non à une promesse offerte à l'humanité, voire à la création entière à la fin des temps. Est-il utile de préciser que ni les Juifs ni les musulmans n'accordent crédit à ce que rapportent les Evangiles en la matière?

   La mission du Christ, son incarnation, sa résurrection sont présentées comme étant une oeuvre rédemptrice. Qu'est-ce que cela signifie? En introduisant au sein de la création la plénitude divine par son incarnation, le Christ est supposé nous "sauver" du "mal", c'est-à-dire le fait que la création vouée à elle-même est condamnée à la finitude, à la mort, aux imperfections de toutes sortes. Or, le Christ, par son incarnation,  introduit une promesse de plénitude qui permet à la création de surmonter le "mal" lié à l'absence de plénitude propre à un Etre créé. Bref, Incarnation, Résurrection, Rédemption constituent trois idées liées de manière cohérente.

   Ajoutons à ces considérations les conditions présumées de la conception et de la naissance du Christ. Seuls deux évangiles sur quatre font état de ces conditions, ce qui peut laisser supposer qu'il ne s'agit pas pour l'ensemble des disciples d'un aspect capital du message.  Pour deux évangélistes sur quatre, Luc et Matthieu, il s'agirait d'une naissance virginale, induite par l' "esprit saint". Comme nous l'avons noté, les Evangiles sont des constructions théologiques. Il est vraisemblable que la conviction que le Christ était bien réssuscité et témoignait par là  de sa nature divine, a conduit certains d'entre eux à conclure que sa naissance ne pouvait être que d'origine divine et pas seulement humaine. Ils ont emprunté pour ce faire aux mythes dominants à cette époque et dans cette région afin d'élaborer un scénario qui leur paraissait conforme à la nature du Christ. Evidemment, il ne s'agit là que d'une hypothèse qui n'est pas partagée par la théologie classique. Notons à cet égard  une divergence entre les catholiques et les orthodoxes d'un côté, les protestants de l'autre. Ces trois confessions chrétiennes s'accordent sur la naissance virginale du Christ. Mais les catholiques et les orthodoxes développent l'idée d'une "virginité perpétuelle" de Marie, la mère de Jésus, c'est-à-dire l'idée selon laquelle Marie n'a pas eu d'autres enfants. Or, les textes évangéliques évoquent à plusieurs reprises les frères et les soeurs de Jésus. Mais les catholiques rétorquent que dans la langue araméeenne, langue de  Jésus, frères, soeurs et cousins se rattachent à un même mot. Le débat est donc une affaire linguistique doublée d'interprétations théologiques divergentes. Cependant ce n'est pas là le coeur du message chrétien. C'est même un point tout à fait secondaire.




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